Le Petit Monde de Diane Eve


En route vers les étoiles !
juin 11, 2008, 8:42
Classé dans : Star Wars épisode watt mille douze

Une fois par semaine, je peux quitter le job à 15h. Peu importe le jour, le principal étant d’avoir suffisamment d’heure dans la cagnotte. C’est cool !
J’ai remarqué qu’en général, les gens prennent le vendredi. Sans doute ont ils l’impression de rallonger le vikène.
Moi, j’ai choisi le mercredi. Parce depuis le début de l’année scolaire, j’ai Eliott du mardi soir au mercredi soir -et des fois même jusqu’au jeudi matin en fonction des indisponibilités de son papa- :-/. Je le vois aussi 1 vikène sur 2, mais ça fait quand même pas beaucoup ! Alors, pour profiter un peu d’être avec lui, je rentre le plus tôt possible.
Depuis une semaine, nous avions un projet lui et moi. Nous voulions construire une navette spaciale ! Ah ben oui, faut c’qui faut ! on va pas faire chiche, tant qu’à se lancer dans la construction, autant faire preuve d’ambition ;-)
J’ai découvert ça sur le blog d’Eric !!! ;-) Il racontait que son petit N avait adoré ça. J’ai trouvé l’idée sympa et je l’ai proposé à Eliott qui a aussitôt demandé : “Quand est-ce qu’on fabrique la notre de navette ?”
Il m’a fait rire car l’idée de départ c’était de l’offrir pour la fête des papas… Mais plus le vaisseau prenait forme et plus Eliott trouvait ça génial. Si bien qu’en s’appliquant à préparer les inscriptions à coller sur la carlingue, il me dit :
- didon maman, pourquoi je dois lui faire un cadeau à mon papa ?
- ben, parce que c’est la fête des papas dimanche
- oui, mais je préfère me faire un cadeau à moi ! je voudrais l’appeler Eliott ma navette…
- comme tu veux mon chéri, c’est toi qui choisit !
Du coup, la navette s’appelle Eliott et plutôt que de longs discours, je vous offre un petit reportage en images !



Pas n’envie de fraises… ;-)
juin 11, 2008, 7:00
Classé dans : J'serai plutôt branchée patate là...

ça m’a fait rire !



Monsieur Connard !
juin 8, 2008, 10:00
Classé dans : Je suis en colère... je connais Monsieur Connard


Roooh oui, je sais… je vous ai déjà longuement écrit hier…

Mais bon, là, chui inspirée ! Non pas qu’il se dévoile, mais qu’il s’affirme !!! D’une constance surprenante depuis plus de 20 ans…

Monsieur Connard !

Quand on le rencontre on n’y croit pas. C’est trop beau !
Je l’ai déjà dit, et prenant le risque d’être considérée pour la mémé qui radote je le répète :

“on est toujours le con d’un autre”

Mais là c’est cosmique, la connerie galactique, intersidérale, qui se mesure en années lumière, la super connerie plus grosse qu’une nova, plus dense qu’un trou noir, plus dangereuse que de l’antimatière, la connerie universelle, celle qui éclipse les autres, celle qui nous absorbe de sa masse gélatineuse et flasque, celle qui nous englue telle la mouche dans la toile alors qu’inexorablement l’araignée approche, celle qui nous paralyse telle Blandine dans le cirque sentant sur sa nuque gracile le souffle rauque des lions, celle qu’on sait ne pouvoir combattre telle la chèvre de Monsieur Seguin lorsque le soleil commence à embraser l’horizon déchirant le voile noir de la nuit, l’incommensurable, la majestueuse, celle qu’on cultive de père en fils, de génération en génération, évolutive, auto‑alimentée, à embrayage automatique, quatre roues motrices, turbocompressée et pour une fois, de fabrication Française, modèle déposé, reproduction interdite, même partielle, droits déposés dans tous les pays, un fleuron national, le jour de gloire est arrivé, la connerie parfaite, le con parfait, tellement énorme qu’il inspire le respect, cet homme mérite le nom de Monsieur, cet homme mérite le nom de “Monsieur Le Connard“.

C’est exactement ça ! Mais “Le” est de trop. C’est vrai, la particule renforce l’exceptionnel de la rencontre, accentue le coté dramatique de la scène. C’est “Le Cid” qu’a écrit Corneille, “Cid” çà aurait fait tarte. En revanche là, ça lui donne trop d’importance, et en plus je n’ai pas l’exclusivité. Tout le monde a droit à son “Monsieur Connard”, Vous avez droit au votre. Le vrai, celui qui rassure, celui qu’infailliblement on retrouve à la même place, immuable, comme la pyramide de Kéops, le Kilimanjaro, la grande muraille de Chine, défiant le temps, celui dont on sait qu’il l’est plus que soit, celui avec lequel on peut se comparer si on se fait traiter de con, la référence, le “Maître étalon”, celui qu’on connaît bien, comme un voisin, comme un ami.

Si je me l’approprie, je ne pourrais plus regarder la France profonde dans le blanc des yeux, je ne serais plus la force tranquille si je vous pique le votre, je vais me faire rétamer aux élections si je le garde pour moi, en égoïste. Il en faut pour toutes les couches de la société, pour les prolos, pour les bourges, pour les chômeurs, pour les cadres, les petits, les moyens, les supérieurs, pour les émigrés, les immigrés, de bon gré, de mauvais gré, de malgré, pour un panel représentatif de toutes les tranches d’âge de la population.

Je suis même prête à faire des sondages, j’ai des copains, SOFRES, BVA, IBM, on pourra organiser des concours, régionaux, nationaux, internationaux, agricoles, vinicoles, arboricoles, interpole, distribuer des Césars, des Molières, des 7 d’or, même des Oscars, on élira des rois, des reines, des Miss monde, des Monsieur Univers, mais c’est promis, je ne vous piquerais pas votre “Connard”, vous ne sauriez le supporter.

J’imagine déjà les manifs, “moi y en a vouloir mon Connard”, les concentrations de connards. Alors, je vous le dis, je ne le fais pas pour la France, je ne le fais pas pour moi, je le fais pour les psys et leurs divans ! Je le fais pour vous !

Oui, je sais, ça c’est Diane-Eve… toujours prête à prendre la défense de la veuve et de l’orphelin, toujours dévouée pour les oeuvres humanitaires, comme France Gall, Chantal Goya où Dorothée, c’est les restos du coeur et l’abbé Pierre réunis, on trouve tout chez elle, c’est les Galeries Lafayette, à chaque instant il s’y passe quelque chose, c’est le Printemps, le B.H.V., le BHL, elle philosophe.

Je ne vous l’ai jamais dis, mais en fille très organisée, j’ai un “répertoriage”… Un savoureux cocktail pour désigner une classification. Vraisemblablement dérivé d’un savant mélange de répertoire et de coloriage. Les personnages étant hauts en couleur.

La particularité de mon répertoriage c’est qu’on peut facilement passer d’une catégorie à une autre suivant le moment et l’humeur.

On peut surtout descendre, mais il arrive, rarement, de pouvoir remonter.

Faut pas rêver, Monsieur Connard ne pourra jamais devenir “Mouais of bof” où ” Nul H.”, ni même “Sombre crétin”. (promis, je vous explique dans quelques jours…)

Mais Monsieur Connard, c’est un cas particulier.

Même comme frappé par la lumière divine, même avec une brusque augmentation de son Q.I., une poussée d’intelligence, une reproduction intensive de ses neurones, un bouillonnement de matière grise, même un miracle n’y changerait rien.

Envisager une greffe ? j’y ai bien pensé. J’ai même essayé ! mais c’est impossible ! on s’expose immédiatement au phénomène de rejet. Il repousse la plus petite dose d’intelligence comme deux pôles d’un aimant qui se contrarient. C’est pour ça qu’il est dangereux, quand tu l’approches, il te vide de ton intelligence. Plus tu en as, plus le vide créé est grand, et plus tu es vulnérable. La nature a une sainte horreur du vide, et lui il est comme une masse gélatineuse qui se déverse, se répand, s’introduit partout, il te comble de connerie. On ne s’en rends pas compte, lui non plus, mais on devient con. Pour lui ça ne change rien, ce n’est qu’une infime partie, une poussière microscopique, une particule insignifiante dans son immensité céleste…

Bon j’arrête de parler de lui vous allez être jaloux… ;-)



La terre appelle la lune… répondez la lune !

L’homme a une opinion sur la crise économique, pas sur la manière dont on va finir le mois. La femme, c’est le contraire.

L’homme se tait quand il va mal. La femme, c’est le contraire.

L’homme se tait quand il va bien. La femme, c’est le contraire.

A croire que l’homme et la femme ne sont pas faits pour se comprendre. En disant ça, on a vite fait de se retrouver étiquetée androphobe, féministe attardée voire, handicapée du dialogue.

Ça fait un moment que je potasse, que je me renseigne, que je fouine, que je me documente… Aujourd’hui, j’ai quelques réponses. Hey, pas d’la niotte. C’est cautionné par des mecs qui ont d’abord pris le temps de décrypter le langage des baleines, des ordinateurs et des trous noirs, pour enfin se pencher sur nos problèmes de communication. Conclusion de l’un d’entre eux : “Ce qui est étonnant, ce n’est pas le nombre de divorces. C’est le nombre de gens qui restent mariés.”

Il a pas tort le garçon, car si nos amis les hommes et nous mêmes employons les mêmes mots, on est bien loin de parler la même langue. D’où ça vient ? C’est culturel. Ah ben nous v’la beaux ! on est bien avancés avec ça. Comment s’en sortir ? Comme en pays étranger : apprendre les rudiments de la conversation. Avec cette difficulté supplémentaire qu’on n’en est encore qu’au brouillon du manuel. On ne désespère pas… c’est largement mieux que rien. Car on part de très bas !

Pourtant nous, les femmes, sommes très douées pour comprendre. Même à demi-mot. C’est dire qu’on ne demande pas grand-chose. Mais, même ça, c’est très au-dessus des capacités de production de l’homme. Qu’il soit sapiens, on n’en doute pas. Mais taciturne, c’est une évidence. Dans le meilleur des cas, ça nous laisse juste perplexe. Homme passe le week-end dans sa famille. Il rentre. Femme lui demande : quoi de neuf ? Homme répond : rien. Trois jours plus tard, Femme apprend que sa sœur est enceinte et se marie le mois prochain. Admettons que ce genre de nouvelle soit moins importante pour lui que pour nous. Admettons aussi qu’il exulte en silence.

Car on sait que l’homme fait beaucoup de choses en silence. Principalement souffrir. Quand un couple va de travers, Femme hystérique de chagrin, se résout à demander le divorce. Et Homme se décide enfin à ouvrir son clapet : “Depuis un an, je sentais que quelque chose n’allait pas.” Femme sidérée : “Et il n’a rien dit. Alors qu’il y a un an c’était encore rattrapable.”

Il semblerait que face à un problème, l’Homme se rencoquille dans sa bernique. Alibi : il veut nous protéger. “Ce n’est pas la peine que tout le monde aille mal, quand moi je ne vais pas bien”, dit-il. C’est gentil. Sauf que, à force de ne pas comprendre pourquoi il se mure dans son malaise, on finit par croire qu’on a fait quelque chose de travers. Qu’il nous trompe. Qu’il ne nous aime plus. Ou n’importe quoi d’autre. On devient cinglée.

Mais pourquoi vous cherchez des raisons ? demande l’Homme, avec une horripilante candeur. D’abord, parce qu’il y en a. Ensuite, parce que les hommes eux-mêmes nous induisent à décrypter ce qu’ils ne disent pas. Pour eux, agir passe avant parler. Et l’action a un sens. Parfois même, valeur de déclaration. Et quand Femme annoncera volontiers à tout le monde qu’Elle et Homme sont amoureux, Homme, lui, choisira de ne rien dire mais de le montrer… en faisant le café, dans ma cuisine, en le servant, avec mes tasses, pour bien montrer qu’il sait où tout se trouve dans la maison. Je me souviens de Franck, parti à la montagne une semaine avec sa copine et qui avait laissé de côté sa passion du hors-piste pour lui apprendre à skier. Pour lui c’était clair : “Quand tu en es là, ça sent déjà le mariage” m’avait-il dit avec le plus grand séreux. Est-ce que ça explique le grand succès des moniteurs de ski ? (roooh, ça va, je plaisante !)

Mais forcément si on applique à tout cette grille de décodage, il y a des moments où on se méprend. Parce qu’on surinterprète. Quand l’Homme lance un message, la Femme réagit au métamessage.

Des exemples ? pouahaha ! trop facile…

Si on partait en week-end ? (Il m’aime)
Je reste dormir. (Il m’aime)
Il faudrait qu’on repeigne ton salon. (Il s’engage)
Si on invitait tes parents ? (Il s’engage un max)
Pas ce soir, je n’ai pas le temps. (Il ne m’aime plus)

C’est qu’en plus il faut tenir compte de leur grande pudeur. Et ça leur prend très jeune… le fils d’une copine, 6 ans, passait son temps à me dire “t’es moche”. Bizarrement, c’était assez désagréable. Et ma copine de m’expliquer : “Quand il t’agresse, c’est qu’il te trouve sympathique. Si tu lui étais indifférente, il ne réagirait pas.” Outre qu’elle connaît son fils par coeur, elle a derrière elle cinq ans d’analyse… ;-)

Aujourd’hui, on sait que les femmes se servent de la parole pour resserrer les liens. Ce qui est important n’est pas tant ce qui se dit que le fait de se parler les unes aux autres. Chez les hommes, le ciment de l’amitié, c’est de partager une activité. Qu’ils la pratiquent ou qu’ils y assistent. Retaper la maison de campagne, jogger le dimanche matin, prévoir de déboulonner François Pignon, ou affiner le logiciel Orca IV. Ensemble. C’est pour ça que l’homme est interloqué quand on lui demande angoissée par tant de non-dit : “tu m’aimes”. Pour lui, c’est l’évidence : “si je ne t’aimais pas, je ne serais pas là”. On se retrouve confrontée à cette déduction : l’amour de l’homme est inversement proportionnel à la quantité de mots qu’il prononce.

Et pourtant, parfois, il parle. A des gens qu’il aime bien. Et on équarquille les yeux quand cet Homme, qui s’affale le dimanche après midi devant un grand prix en proférant de temps à autre une onomatopée ravie, devient un monstre de loquacité pour peu qu’on se retrouve dans un dîner. Plus moyen de le faire taire. Il raconte l’histoire du mec qui aborde une fille dans un bar, explique à l’informaticien comment débuguer son PC, entame un cours d’oenologie comparée à propos du pichet de rosé et, quand on appelle un taxi, conclut sur la crise des transports. Tout le monde l’adore. On n’y comprend plus rien.

A noter tout de même que l’Homme ne parle pas du tout des mêmes choses que la Femme. Ses sujets de prédilection sont d’ordre affectif. Elle analyse la rupture de Pierre et Caro, elle suppute la durée du nouveau couple de Sophie, elle confirme que Carine est définitivement une immonde garce. L’Homme, lui, énonce des faits : “S’ils ne s’entendaient pas, c’est mieux qu’ils se séparent.” Etale des connaissances : “Deux couples sur trois divorcent en région parisienne.” Donne des informations : “Carine gagne 40 k€/an.” Car le domaine de compétence de l’Homme, c’est le concret. C’est aussi pour ça qu’on ne se comprend pas. On a peur de faire du ski nautique ? On est prête à convenir que c’est parfaitement irrationnel, mais qu’on a peur quand même. Ce goût amer dans la bouche, ce ventre qui fait des 8, cette brume de sueur froide, ça ne trompe pas. Lui ? Il explique. “Tu ne peux pas te faire hacher par l’hélice, tu es à plus de dix mètres du bateau.” (Justement) Il démontre “Le pire qu’il puisse t’arriver, c’est de lâcher.” (Justement) Il prouve : “Tu ne te cogneras pas la tête contre le fond, c’est trop profond. ” (Justement) L’homme a cette tendance énervante à être carré. Ce qu’on aurait voulu qu’il nous dise ? “Moi aussi, j’ai eu peur la première fois. C’est normal.”

Rien de plus masculin que cette manière de croire que tout peut se régler en 2 temps trois mouvements. D’aller droit au but. La femme se promène. L’Homme va d’un point à un autre. La femme procède par suggestion. Exemple tout bête (y’a du vécu, là…) : Elle, en voiture : “Tu veux t’arrêter pour boire quelque chose ?” Lui : “Non, ça va.” Elle, 50 Km plus loin, furieuse : “Tu aurais pu me demander si moi j’avais soif” Lui, énervé : “Si tu avais soif, tu n’avais qu’à le dire.” Elle pense que lorsqu’on est attentive aux besoins de quelqu’un, il semble normal qu’il s’intéresse aux nôtres. Et elle est frustrée qu’il ne le fasse pas. Lui, en revanche, se sent manipulé. Il comprend : “Elle me le demande uniquement pour que je lui demande.” Et ça le rend fou.

“Si les hommes ont tant de mal à nous entendre, c’est aussi qu’ils ne nous écoutent pas”. Erreur ! L’Homme et la Femme n’ont pas la même manière de montrer qu’ils écoutent. La Femme pose des questions. Montre qu’elle suit en disant “Mmm “, “Ah bon”, “Oui”. Elle regarde bien en face la personne qui parle. L’Homme, pour montrer qu’il est attentif conserve le silence. Quand il parle à un autre homme, ils sont moins souvent face à face que côte à côte. Ce qui éclaire d’ailleurs d’un jour nouveau cette allégation de Saint-Exupéry selon laquelle l’amour serait de regarder ensemble dans la même direction ;-)

En tout cas, voici pourquoi nous chopons régulièrement les boules quand, au resto, cet homme qui ne dit rien, s’assoit de biais et regarde ailleurs pendant qu’on lui confie les plus précieux de nos états d’âme, eh bien, il est attentif. Mais comment le savoir ? Car le “Mais si, je t’écoute”, quand il est accompagné de tous les signaux qui disent le contraire, ne sonne tout simplement pas crédible. Voilà aussi pourquoi les hommes s’énervent. Prétendent qu’on les interrompt tout le temps. Nous, on essaie bravement de montrer qu’on s’intéresse et eux interprètent ça comme une tentative pour prendre le contrôle de la conversation. Il y a de quoi ne pas s’en sortir. D’ailleurs, les hommes interprètent beaucoup de choses comme des tentatives pour prendre le contrôle. Femme au téléphone, du bureau : “je rentrerai tard ce soir”. Homme illico : “si tu veux que je fasse les courses, tu me le demande franchement s’il te plaît”.

Soit. Demandons-le lui franchement. Demandons lui franchement n’importe quoi. De réparer l’étagère de la salle de bain. D’aller au moins une fois à la réunion de parents d’élèves. De payer l’électricité. De remplir les papiers pour le prêt. De nous faire une petite bise avant de partir. Qu’obtient-on ? Rien. Pas un oui. Pas un non. Juste rien. Zéro effet. On comprendrait, s’il nous expliquait pourquoi. Qu’il a prêté la perceuse à un pote. Qu’il finit trop tard tous les soirs. Qu’il n’a plus une thune. Que la banque le refuse, le prêt. Qu’il est plutôt du soir. Mais rien. Ça nous abruti d’inintelligence et d’énervement. Résultat : devant l’absence de réaction, on répète. Du coup, il se met à interpréter ça comme un ordre. Et résiste de plus belle. C’est parti pour la spirale infernale chaque fois que Femme répète sa demande, Homme en retarde l’éxécution. C’est si fréquent qu’un éminent scientifique lui a donné un beau nom savant : “schismogenèse complémentaire” Traduction : ça commence à se gâter et ça n’est pas près de s’arrêter.

Heureusement, dans sa mansuétude, pour arrêter tout ça, l’inventeur du langage a imaginé le coup de gueule. Une manifestation oratoire que l’Homme aime bien… et la Femme que je suis aussi… ;-)



Un Poême…
juin 6, 2008, 7:00
Classé dans : Non classé

J’ai reçu un mail… vous aussi ?
Oui, ça m’fait plaisir ! :-)
Mais je ne vous parlait pas de ça il me sembe !
J’ai reçu un mail d’une personne qui me lit assidument depuis 5 mois, qui me connaît… un peu… beaucoup !
Cette personne m’a envoyé un poême…
Cette personne avait envie, plutôt qu’écrire un com qui serait ou trop court ou pas comme çi ou trop pas comme ça, de m’envoyer ce poême.

Il s’agit de penser que c’est moi qui parle…

Etat des lieux, constat d’âme,
Comme un bateau sans rames,
Aux grés des flots je vais,
Mal de mer, maux de cœur,
Les courants me portent ici et là,
Au loin un bateau, je suis sauvée,
Comment le rejoindre là-bas ?
Courant contraire, contre vent,
Mer calme ou déchaînée,
Plus rien ne m’arrêtera.

Ame trompée qui saigne.
Ame blessée qui pleure.
Ame égarée qui meurt.
Ame flouée qui à peur.

Là-haut mon étoile me guide,
Contre vent, contre courant,
Jamais, plus jamais de vide,
Un mot, des maux en pleurant,
Un rire, un sourire dans le temps,
Un regard suspend le temps,
Temps passé, temps présent,
Un plus un, deux c’est stupide,
Un plus un égale un, plus logique,
Je pleurs, je meurs,
J’aime, je vis,
Jamais, plus jamais, maintenant je vis.

Ame rieuse qui vit.
Ame joueuse qui règne.
Ame heureuse qui aime.
Ame amoureuse qui vie

Moi, j’ai compris.
Moi, j’ai apprécié.
Moi, je remercie cette personne qui souhaite rester anonyme.
Merci ! Si j’ai bien suivi, et si j’ai su lire entre les lignes, je cite 3 personnes dans ce poême…



Diaporama… sur fond de JT
juin 4, 2008, 8:55
Classé dans : photos du JT 3d
ça se passe chez l’Ex-Ivrogne.
ça se passe de longs discours.
ça se passe en images et c’est

ICI

La folle équipe du JT 3d de La Fêlée



Mes plaisirs du week end…
juin 2, 2008, 6:00
Classé dans : un tas de bidules qui empoisonnent...

Il est de ces petites choses qui se détraquent et qui, à la longue, alourdissent le quotidien. Bien sûr, rien de grave, juste des détails. J’hésite même tout d’un coup à vous en parler… quand je pense à toutes les misères qui peuvent s’abattre ici et là dans le monde et même quelque fois seulement chez mes voisins, je me dis que ça ne vaut peut-être pas la peine de pondre un billet…

Mais si ! J’ai envie. D’abord parce que je suis vraiment contente de tout ce qui a été solutionné à la maison ce samedi. Que ce soit en plein air, dans le jardin, ou dans la maison, y’avait plein de kruks qui déconnaient et ça m’étouffait.

Ça faisait déjà quelques temps que je pestais contre ces bricoles que je n’arrivais pas à faire et qui m’empapaoutaient la vie. Oh, je vous l’ai dit, rien de grave…

Côté cuisine, une plaque à induction qui ne fonctionne plus depuis bientôt un an et que je n’arrivais pas à retirer du plan de travail pour l’emmener dans un service après vente. Pourquoi ??? oh, juste une vis inaccessible ! En plus, cette plaque était reliée à l’autre (la plaque gaz) avec un sucre (on dit comment ? un sucre ou un domino ? ) et comme j’avais débranché la prise pour qu’elle s’arrête de couiner, du coup, je n’avais plus de piazzo depuis 1 an !!! et je me cramais les doigts à allumer le gaz avec un briquet. Comment ? des allumettes ? j’en ai utilisé aussi, oui. Mais ces machines diaboliquement modernes sont équipées de moults sécurités qui vous oblige à en brûler 3 pour que le feu reste allumé… bref, la galère.

Autre domaine, autre souci. La toilette de l’étage que j’avais été obligée de condamner car il y avait une fuite monstrueuse. Lorsque l’on tirait la chasse, autant d’eau par terre que dans la cuvette. Et depuis 4 mois, les enfants obligés de descendre les escaliers dans le noir la nuit pour aller faire leur petit pipi. Ouiii, je sais ! y’en a chez qui y’a qu’une toilette et ils sont très heureux aussi ! mais chez moi, y’a 2 toilettes… alors pourquoi je n’en utiliserais qu’une, hein ?

On continue le tour du proprio ? le portail à ouverture automatique… 3 semaines que c’est moi qui fait l’automate de service ! Il ne veut plus rien savoir. Et vouiiiii, je sais ! avoir un portail qui s’ouvre tout seul en appuyant sur une télécommande, ce n’est pas indispensable ! mais chez moi ça fait plus de 10 ans que c’est comme ça et j’envisage pas le truc autrement.

té jardin, y’avait quekchoz comme 50 cm de pissenlits et autres herbes sauvages… un petit côté jungle sympathique chez une banane… mais bon, pour que les garçons jouent au foot ou même seulement à se rouler dans l’herbe, ça le faisait pas du tout. Et puis y’a tout plein de ces petites bêtes rouges et noires que l’on nomme « des gendarmes » qui s’étaient démultipliés par bottes de 12… c’était très berk et assez urticant.

Le cerisier… ah ce fichu cerisier qui pousse pas comme il faut. Il est nul. Il fait des grandes branches toutes droites qui pointent vers le ciel. Et les fruits sont à 15 mètres du sol… comment je fais moi pour aller les chercher ? elles sont là, elles sont belles, bien brillantes et quasi noires tellement elles sont mures… mais pas moyen de les ramasser.

Côté portillon qui mène au chalet de la mère machin –oui, faut que j’vous dise, y’a un chalet dans mon jardin, et comme je n’en ai pas l’utilité, je le loue à la mère machin pour une petite poignée d’euros mensuels. Elle s’y exerce à une activité extra professionnelle-. Donc, par là bas, la petite descente cimentée était recouverte d’une espèce de substance verdâtre tirant sur le noir, très gluante donc super casse gueule. Fallait nettoyer au karcher car je craignais qu’elle nous fasse Zip Le Pingouin.

Côté terrasse, le toit de la tonnelle s’était envolé il y a 3 semaines, emportant avec lui l’armature métallique. Bien sûr, vous imaginez bien que c’est pas parti se mettre en orbite autour de la terre… nan ! c’est retombé. La toile s’est déchirée et l’armature s’est brisée.

Côté scooter, une roue arrière qui se dégonfle tous les 3 jours… c’est pas drôle. Et je n’ai aucune idée de la façon dont on démonte ce bidule pour voir si c’est crevé, ou bien si c’est la valve qui fuit.

Et ma tigrou… je ne vous ai pas parlé de ma tigrou… elle me fait de plus en plus de bruit et parfois, elle n’a pas du tout la patate. Un peu comme si j’essayais de démarrer en 3ème

Alors, en début de semaine dernière, j’étais avec Spider Patate, devant mon café trop chaud, et je râlais. Comme souvent ;-)

Bien sûr, je pestais contre le café, parce qu’il était trop chaud et que j’ai horreur de ça… et puis c’était facile dans la mesure où le café est un être faible qui ne se défend pas. Mais surtout, je soupirais en énumérant vaguement toutes ces choses qu’il y avait à faire et qui me prenaient la tête…

Je crois que j’ai dû franchement le saouler car avant même que j’arrive au bout de ma phrase, il m’a dit : « écoutes, arrêtes de te prendre la tête avec ça Tite Banane, fais une liste de tout ce qu’il y a à faire, je viens samedi et ON fait tout ça ensemble. Et j’ai bien dit ON, tu crois pas que j’vais bosser pendant que tu peignes le cou de la girafe !!! :-) ».

Su l’Q la Tite Banane ! J’ai rien trouvé à dire. J’ai même pas fais mine un instant d’être gênée ou de refuser. J’ai souris et j’ai dis d’accord.

Et bien vous le croierez ou pas… tout il a été fait ! J’ai pas dit tout il est réparé… ce serait trop magik et même pas drôle.

Mais à présent…

~ Le piazzo fonctionne… Elle joue du piazzo debout, c’est peut-être un détail pour vous, mais pour elle ça veut dire beaucoup…

~ La plaque induction est dévissée prête à partir au s.a.v (et je peux vous dire qu’ SP s’est fait ièche pour atteindre la vis… fallait carrément démonter le placard… à l’occase Valto en a pris pour son grade, ça lui apprendra à couper les cheveux en 8),

~ Le portail… non seulement c’est pas le fusible mais en plus, grâce à une vieille astuce à la « Mc Gyver », on sait que le courant arrive jusque dans le moteur… donc pas bon signe ! en attendant de gagner au loto, je pense que je vais m’acheter un p’tit costume rouge et jouer les grooms encore quelques temps,

~ Le joint de chasse de la toilette est changé…, oui bon, sauf qu’on n’a trouvé qu’un modèle de mird qui n’a pas de lèvres et donc, ça fuit encore un peu,

~ L’allée est karchérisée, la mère machin ne risque plus de faire un roulé boulé dans le jardin,

~ L’herbe est tondue de près tout partout même dans les coins et on a remplit watt mille douze sacs qu’il faut emmener à la déchèterie, au passage, on en a profité pour ratiboiser les gendarmes…

~Pour la roue du scoot, c’est la valve de la roue arrière qui fuit, donc à changer. Pfff, SP n’avait pas ça dans sa poche ! nan mais on n’a pas idée de sortir sans une valve dans sa poche ! ;-)

~ Ma tigrou tourne comme une horloge, euuuh, là, pour le coup, c’est pas SP qui a fait un tour de magie, c’est la tigrou qui a fait la belle, comme si elle voulait l’impressionner…, ah j’vous jure, ces filles…

~ Pour finir, le toit de la tonnelle est réparé. SP avait emmené la pièce pour la re-souder. Il a même fait la peinture… trop fort ! il a tout remonté le bazard, on a mis la toile… bon, elle a des aérations en plus à présent… c’est pas plus mal, elle ne s’envole plus.

Après tout ça, il était tard, la nuit était tombée et quelques gouttes de pluie venaient taquiner la bâche trouée de la tonnelle… Nous n’avons pas eu le temps de ramasser les cerises. Toute façon, je vois pas comment on aurait fait, à part couper les branches, mais c’est un peu sauvage comme méthode…

Alors, on s’est fait un p’ti repas sur la terrasse avec SP et les garçons. Hugo était ravi. Il adore SP. Il a même décrété que c’était un Super Héros ! pour tout un tas de raisons qui, si on l’écoute, tombent sous le sens !!! qu’est-ce qu’il nous fait rire avec ça. Eliott, lui, écoute, regarde… mais attend de vérifier si vraiment c’est un Super Héros. ;-) Quant à Ma Fille, elle a préféré l’option « soirée chez sa copine »… à cet âge là, dormir chez la copine ou inviter la cop’s à dormir, c’est trop d’la balle…

Et moi ??? je ne me suis pas sentie aussi bien depuis longtemps…



Vos nouvelles du samedi, le samedi !
mai 31, 2008, 11:32
Classé dans : journal 3d
Le Journal 3d de La Fêlée
Des petits perso 3d relookés par des doigts de fée…

c’est ICI


Une porte ouverte
mai 30, 2008, 10:00
Classé dans : Pourquoi t'es pas là bordel de merde

C’est LA mauvaise semaine de l’année. Celle où rien ne va. Celle ou je n’ai pas envie, pas le courage, pas le goût. La seule semaine où personne ne me dit : “T’es vraiment trop toi… c’est nature ou tu le fais exprès ?”

Le reste de l’année, il est là, avec moi. Imperceptible, invisible, impalpable… pour tout un chacun. Mais pour moi, il est là. Vous savez, comme cette ombre qui nous suit où que l’on aille et quoi que l’on fasse. Quand on est petit, on essaie de marcher plus vite qu’elle et on s’amuse à sauter sur celle des autres. Parfois, souvent, il est seulement là. A d’autres moments, il se fait plus présent dans ma tête parce qu’un événement me renvoie à un passé… Quand il était là… ou à un conditionnel… Si il était là…

Mais cette semaine, celle du 27 mai au 1er juin, depuis 1991, elle n’est pas comme les autres. Un peu comme si une porte était restée ouverte… et je ne peux m’empêcher de pousser cette porte et d’entrer. On sait jamais… si il se passait une autre chose… si le fait de reprendre l’histoire à ce moment là me permettais de choisir une autre issue… Et puis tu sais Véro, c’était la pleine lune…

Il faisait très chaud pour la saison. La veille, jour de la fête des mères, nous avions fait une très grande fête de famille pour les 70 ans de Mamie Charlotte…

Le lendemain soir, comme souvent depuis que j’habitais en appartement, je suis allée rendre visite à mes parents et à mon frère…

C’était un lundi soir, le 27 mai 1991, il était presque 19h…

Quelques jours auparavant, j’avais trouvé une “Cox” dans une boutique. Mon frère était fou des WW. Taillée dans du cristal, je l’avais trouvée superbe. Je l’avais achetée pour la lui offrir à son anniversaire, au mois d’août. Et puis, une tite voix… un de ces sentiments que l’on ressent et qui nous poussent à faire des trucs qu’on ne sait pas expliquer, m’a dit : “T’es nulle. N’attends pas pour lui offrir. Tu trouveras autre chose en août. Offre lui maintenant.” J’ai écouté la tite voix. Il était super content. Presque gêné. Un cadeau, comme ça, sans raison, et de sa sœur…

On n’a jamais eu le temps d’en parler tous les deux, mais je sais qu’il m’en voulait un peu d’être partie de la maison.

Oh bien sûr, on ne s’entendait pas toujours bien. Deux caractères forts et divergents ça fait des étincelles… Il était parfois cassant, parfois distant… mais si souvent adorable. L’orgueil nous empêchait d’en parler… nous avions une façon pudique de nous aimer.

17 ans que je suis sortie de la maison pour rentrer chez moi.

On venait de s’embrouiller la crinière par l’intermédiaire de ma mère au sujet de sa participation au cadeau commun de Mamie. J’avais payé, il devait me rembourser et… il jouait la provoc’ en disant qu’il n’avait jamais rien promis.

Ça, je le dis maintenant, avec le recul et les années… mais sur le coup, j’étais un peu en colère… et lui aussi… et ma mère encore plus de voir que nous n’étions pas d’accord.

Le mardi soir, ma mère m’a téléphoné à l’appart. Elle était bizarre. Elle tournait autour du pot… pour enfin me dire : “Y’a un problème. Ton frère est sorti hier soir, il n’est pas rentré. On n’a pas de nouvelles.”

Primo : colère intense. Comment ? il était sorti hier soir, pas rentré et on me le disait que ce soir ??? Oui bon ok, il avait 18 ans. Mais c’était un lundi. Il avait boulot le lendemain. C’était une vraie marmotte et il lui fallait ses 12h de sommeil pour être en forme. Et puis il n’était jamais pas rentré.

Deuzio : retour au presque calme et questions multiples. “As-tu cherché de partout ? son employeur, les copains, les hôpitaux, les commissariats ?” … “Oui. Toutes les pistes.”

Troizio : “bon, qu’est-ce qui s’est passé lundi soir ? C’était la semaine… il travaillait. Vous alliez passer à table quand je suis partie. Pourquoi il est sorti ? Pour aller où ?” – “LB lui a téléphoné. Il a pris une douche. Il s’est habillé tout de propre. Il a dit qu’il sortait. Ton père lui a rappelé qu’il avait boulot et qu’il n’arriverait pas à se lever. Il a répondu : t’en fais pas, je serais là à 11 heures. LB est venu le chercher. Ils sont partis”.

A 1h du mat’, mon père s’est réveillé. Frédéric n’était pas rentré. Il était inquiet. Il a téléphoné à LB pour savoir ce qui se passait. Il ne l’avait jamais fait. Jamais. Mon frère sortait depuis longtemps avec ses copains. Des fois, il rentrait à 6h du mat’. Mes parents étaient habitués. Mais là, cette nuit là, y’a eu un truc bizarre. Cette sensation inexplicable qui dit que aujourd’hui c’est pas normal.

LB était rentré chez lui. Il bredouille vaguement qu’il avait laissé mon frère en ville… soit disant une mésentente sur l’heure du retour… soit disant qu’il voulait rentrer à pieds… 2h auparavant… Y’a quand même 15 bornes !!! Mon père a pris la voiture pour aller à sa rencontre. Personne. Tourner, virer, faire le chemin dans tous les sens. Personne.

Mercredi soir, on décide de développer un portrait récent et d’aller arpenter les rues et ruelles de la ville pour demander si quelqu’un avait vu… on sait jamais… un jeune homme de 18 ans… En parallèle, maman rappelle les commissariats pour signaler sa disparition. “Madame, votre fils a 18 ans. On ne fait pas de recherches” – “mais il n’est pas parti. Il a disparu !” – “Peu importe Madame, votre fils est majeur !”

Au fil de nos appels, j’essaie de rassurer maman… mais je n’y crois même pas. Quelque chose me dit qu’il n’est plus là. Déjà. Sans savoir pourquoi, j’ai un truc foireux précis dans la tête… je n’arrête pas de penser qu’on va le retrouver noyé dans le Rhône… Je me souviens même qu’à un moment j’ai dit à maman : “tu sais maman, il ne peut être que mort sinon on aurait des nouvelles”.

Pendant 72h, on va travailler le jour… la tête ailleurs, en se disant qu’il sera à la maison le soir et qu’on lui passera une super brasse de folie de nous avoir laissées sans nouvelles… Et on arpente les rues de la ville la nuit, sa photo à la main. On s’adresse à tout le monde. Les jeunes, les anciens, les délinquants, les gens biens… les cafés, les bars, les salles de jeux, les squats, les sectes et même les églises… et pourtant Dieu le savait déjà, on n’a jamais été clients !

Maman appelle régulièrement les hôpitaux et les hôtels de police…

RIEN.

Samedi matin, 10h… le téléphone sonne dans l’appart. On vient de passer la nuit en ville… j’ai la tête dans le brouillard. Pas le courage de me lever, F répond. C’est sa piplette de mère. Quand F revient dans la chambre, il est pétrifié. Elle vient de lui lire un article du journal intitulé “Demande d’identification de victime”. Il ne trouve pas ses mots. Il me demande vaguement de lui donner une description de mon frère le soir où il est parti. Je trouve sa question con. On vient de passer notre nuit à le décrire…

Une question aussi stupide… je comprends qu’il y a un truc grave derrière tout ça. Mais quand même, je l’envoie balader en lui disant c’est quoi cette question à la con ?

En fait, lui, il sait déjà. Il a compris. Il ne veut pas y croire.

Il insiste. Il précise des fois que je réponde autre chose que ce qu’il sait pertinemment. Je me redresse, je bafouille.

Il me demande : “un jean bordeau ?” – oui. “1,80 m ?” – oui. “un blouson en textile léger chamaré dans les tons verts ?” – oui. “type européen ?” – oui ! “environ 25 ans ?” – nan ! il en a 18 !!!

Je voulais pas ! Lui non plus. Tout le reste était exact mais je le refusais. Alors je m’accrochais au seul et unique détail qui ne collait pas.

On a vite compris. Le jeune homme en question était à l’Institut Médico Légal, il fallait prendre contact pour l’identifier.

Je me souviens comme si c’était ce matin.

J’étais dans la cuisine. A la fenêtre. Je tenais ma tête entre mes mains… je criais… je hurlais…

NOOON ! Pas ça ! Pas Lui ! NOOON !

Je crois que je hurlais si fort que tout l’immeuble m’a entendue… je savais et je voulais pas !

F me parlait, je ne l’entendais pas.

Mes parents n’achetaient pas le journal. Ça voulait dire qu’il fallait d’abord que j’accepte l’idée, puis que je téléphone à ma mère. Téléphoner à ma mère… Nan. Pas possible. Pas maintenant. Pas pour ça. C’est pas vrai ! Toute façon c’est pas vrai…

- Maman ? c’est moi. Il était habillé comment Frédéric lundi soir ?

- … (tout comme la description du journal)

- Je crois qu’on l’a retrouvé. C’est dans le journal maman…

- Qu’est-ce qui est dans le journal ?

- Y faut téléphoner à l’IML maman. Y faut aller l’identifier.

- Attends, reste calme, pleure pas. C’est sûrement pas ça. Téléphone à ton père pour lui dire…

Ce qui s’est passé après ? je n’ai pas le courage de le raconter ce soir.

Une chose est sûre c’est que c’était lui. Mon petit frère. Ma tite luciole.

Ce grand dadet qui m’avait pété le coccyx en me filant un coup de pied au cul en chahutant quelques mois plus tôt… Lui qui m’avait pourri la gueule en me traitant de tous les noms parce que j’avais collé des bandes rouges sur les portières de ma voiture et que ça faisait plouc… Lui qui avait les yeux brillants y’a 5 jours quand je lui avais offert cette “Cox” en cristal…

C’était Frédéric qui attendait dans son tiroir réfrigéré depuis le mardi matin que quelqu’un vienne l’identifier…

Et ce sont les policiers du 7ème qui l’on trouvé à 5h30, écrasé au pied d’une grue de 50 mètres de hauteur.
Ceux qui l’on envoyé à l’IML sans papiers.
Ceux qui ont dit à maman, le mardi à midi que son fils … même description… était majeur et qu’ils ne feraient pas de recherches !
Ceux qui ont fait passer cette annonce le samedi avant de le mettre dans la fosse aux inconnus…

Comment c’est possible ça ??? hein ??? comment on peut ne pas faire le rapprochement quand on trouve un JH non identifié à 5h30 et qu’une maman vient signaler la même disparition à 12h ??? hein ??? comment ???

Je vous l’ai dis, ce qui s’est passé après, je n’arrive pas à l’écrire. Pourquoi, comment, qu’est-ce qui s’est passé ce soir là… Ça viendra, j’en suis sûre. Pour le moment j’y arrive pas.

Ce que je sais aujourd’hui, c’est que je n’avais pas encore 23 ans et que ma vie a basculé ce jour là. Parfois cette vie, elle pèse des tonnes et ça m’étouffe…

Ce que je sais aussi c’est…

“Putaiiiiiiiiin, meeerde ! pourquoi t’es pas là ?”

17 ans que je lui ai dit “Tchao, à demain !”. 17 ans que je n’ai plus entendu le son de sa voix…

Il était en haut de l’escalier, j’étais à la porte d’entrée. Et cette porte, ça fait 17 ans que je n’arrive pas à la fermer…



Huummm, c’est la pleine saison des Fraises !!!
mai 29, 2008, 6:00
Classé dans : fraises, fruits

Si un parfum pénétrant n’est pas toujours gage de goût, l’absence d’odeur est en revanche un signe de manque de saveur !

Légère (seulement 35 kcal/100 g) et rafraîchissante (elle est composée à 90 % d’eau), la fraise est pour tous, le fruit qui symbolise l’été. Riche en vitamines C, elle arrive à point nommé pour prendre la relève des agrumes dans nos assiettes.

La fraise est en effet particulièrement intéressante pour son apport vitaminique, qui stimule nos défenses immunitaires. Il suffit d’une portion de 150 g (ce que l’on consomme habituellement) pour couvrir l’apport journalier recommandé (AJR) en vitamine C, soit 80 mg pour l’adulte.

L’apport en minéraux est modéré mais diversifié et équilibré. Comme dans la plupart des végétaux frais, le potassium domine avec environ 150 mg/100 g ; le calcium est présent avec un taux non négligeable de 20 mg/100 g ; le fer avec 0,4 mg/100 g (avec du cuivre et du zinc qui facilitent sa bonne assimilation) ; le magnésium avec 12 mg/100 g…

Attention cependant, la fraise fait partie des aliments “histamino-libérateurs” : sa consommation libère de l’histamine dans l’organisme, ce qui provoque chez un sujet prédisposé l’apparition de phénomènes de type allergique (urticaire notamment).

CONSERVATION

Choisissez les fraises rouges, sans tâches, bien brillantes et fermes. Ne les prenez pas forcément grosses (elles sont alors souvent gorgées d’eau) mais toujours bien odorantes.
Plaisir gourmand mais fragile, les fraises sont à consommer dès leur achat. Conservez-les, dans leur barquette perforée et dans le bac à légumes du réfrigérateur, au maximum 3 jours si elles ne sont pas très mûres.

Elles se prêtent mal à la congélation, aussi, si vous en avez beaucoup, faites-en plutôt des confitures ou des coulis.

DEGUSTATION

Préparez-les au dernier moment, en évitant de trop les manipuler et de les exposer à la chaleur.
Lavez-les rapidement, sans les faire tremper, et ne les équeuter qu’après, sinon elles perdent de leur saveur et de leurs vitamines, et risquent de se gorger d’eau.

Pour que leur parfum s’exhale mieux, n’oubliez pas de les sortir du réfrigérateur quelque temps avant de les déguster.

Servez-les en dessert : nature, au sucre, à la crème fraîche ou à la chantilly, macérée au vin rouge, au kirsch ou au champagne ! Les fraises entrent aussi dans la composition de salades de fruits, de pâtisseries (tarte, charlotte…) et de confitures.
Sans oublier le fraisier, qui n’est pas que le nom de la plante qui produit les fraises, mais aussi celui d’un gâteau composée de 2 couches de génoises parfumées au kirsch, séparées par une couche de fraises et de crème au beurre.